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Qu'est-ce que le lin ?

 

Aperçu historique de l'usage du lin comme textile

 

Il existe quelque 100 variétés de lins réunies sous l’appellation botanique de Linum usitatissimum. Parmi toutes ces variétés, deux font particulièrement l’objet de cultures. L’une de ces variétés a des tiges courtes, de 50 à 70 cm et produit des graines assez grosses dont on extrait de l’huile : c’est le lin oléagineux. L’autre variété est reconnaissable à ses longues tiges de 80 à 120 cm et produit des graines plus petites : c’est le lin textile, celui dont on se sert pour confectionner la toile de lin. La fibre de lin offre beaucoup de qualités. Elle se caractérise par sa longueur, sa résistance, son élasticité, son hydrophilie et sa finesse. Autant de qualité qui l’on retrouve dans les vêtements que l’on façonne dans de la toile de lin.

Le lin est une plante herbacée qui se cultive dans toute l’Eurasie depuis plusieurs milliers d’années, aussi bien, nous venons de le voir, pour récolter ses graines – dont on extrait une huile alimentaire – que pour en extraire une fibre textile. Cette fibre de lin est d’ailleurs, jusqu’à aujourd’hui, la plus ancienne fibre ouvragée qui fut découverte par des archéologues qui, en 2009, en trouvèrent des résidus vieux de 30 000 ans dans une grotte géorgienne !

D’autres sources historiques nous apprennent que les Assyriens ainsi que les Babyloniens se vêtaient de tuniques de lin. Tout comme les Egyptiens dont les prêtres n'étaient vêtus que de tissus de lin, tissus qui étaient également utilisés par tout le reste de la population, tout rangs et de toutes classes confondues. Ce peuple attribuait d’ailleurs à la déesse Isis la découverte du lin.

Concernant l’antiquité gréco-romaine, les témoignages sont nombreux à faire état d’un semblable usage du lin à des fins vestimentaires. Hérodote et Thucydide en font mention pour la Grèce et nous apprennent que les étoffes de lin étaient d'un grand usage, que les Grecs étaient vêtus de toile de lin et que le lin était cultivé et travaillé en grande quantité dans ce pays. Quant à la Rome antique, nous pouvons nous reporter au témoignage de Pline l’Ancien qui nous apprend que les Romains portaient le lin pour vêtement de dessous, c'est-à-dire en tunique. Mais les fibres textiles extraites du lin étaient également destinées à d’autres usages – confection de voiles, de cordes, de tapis etc. – comme toutes les autres matières filamenteuses qui remplissaient, en divers pays, les mêmes destinations : le chanvre, l'aloès pite, l'yucca, le houblon, ou encore le bananier. Quant au peuple Hébreu, il avait affecté le lin à tous les ornements sacerdotaux et son usage était donc tout à la fois symbolique, prestigieux et religieux.

L’usage du lin, on l’aura compris, ne date donc pas d’hier, mais remonte bien aux origines des civilisations indo-européennes.

Le lin est déjà utilisé au Moyen-âge en Europe septentrionales, alors même que le tissage de la soie est à peu près inconnu et que le tissage de la laine n’y est qu’à son balbutiement. Mais la toile de lin demeure très rare et par conséquent très onéreuse, ce qui fait obstacle à un usage généralisé.

Au XIVe siècle, la toile de lin sert principalement à confectionner du linge de table qui était en usage dans les cours des différentes monarchies européennes. On peut encore admirer dans de nombreux musées dédiés aux textiles de splendides services de table en lin fabriqués en Hollande et dans les Pays-Bas, dans la période du XIVe au XVIIe siècle. A la fin du XVIIe siècle enfin, l’utilisation du lin se banalise et il sert à confectionner des sous-vêtements dont l’usage se répand dans toute l’Europe.

Sous le règne de Louis XIV, et grâce à l'administration sage et prévoyante du ministre Colbert, des fabriques de linge damassé, gravé, et armorié, furent établies simultanément dans plusieurs provinces, notamment dans la Picardie, l'Artois, la Lorraine et la Flandre. On y faisait grand usage de la fibre textile extraite du lin.

 

Comment fabrique-t-on la toile de lin

 

Originellement, la dénomination de toile est une expression générique, qui s'applique dans le langage vulgaire à des tissus de diverses matières. Ainsi parle-t-on de toiles de coton, mais dans ce cas, on fait suivre le mot toiles du nom particulier de la matière qui compose le tissu. Lorsque, au contraire, le mot toile était employé isolément, il ne s'appliquait spécialement qu'aux tissus de chanvre ou de lin, et principalement aux tissus unis, c'est-à-dire à ceux qui ne sont ni satinés, ni ouvrés, ni damassés. Ceci étant dit, revenons-en à nos moutons et la manière dont on fabrique la toile de lin qui sert à concevoir aussi bien les vêtements que le linge de maison.

Le lin se sème au printemps. Il met 100 jours à lever et atteint une hauteur d’’environ 1,20m. Il est particulièrement sensible aux conditions de climat et de sol et à besoin d’humidité et de douceur. La floraison a lieu à la mi-juin alors que les fibres ont atteint leur taille maximale. La récolte aura lieu environ cinq semaines après la floraison au moment où la tige du lin jauni, soit à la fin du mois de juillet. On procède alors à l’arrachage du lin et non à son fauchage et l’on laisse le lin reposer à même le terrain. C’est alors que va se dérouler la première étape de transformation, le rouissage.

Rouissage

Le rouissage est la première phase naturelle de transformation de la plante en fibres. Il s’agit de laisser la pluie et le soleil agir afin d’aider à la dissociation des parties fibreuses. L’action des micro-organismes et des bactéries présents sur le sol aide également au rouissage en éliminant la pectose qui soude les fibres textiles à la partie ligneuse de la plante. Cette étape dure de deux à trois semaine selon les conditions climatiques.

A la fin du rouissage, lorsque les pailles sont suffisamment sèches, on les presse en balles et on les entrepose à l’abri avant de passer au teillage.

Teillage

Le teillage est la deuxième phase de transformation de la plante en fibres. C’est une action mécanique qui permet de séparer le bois de la fibre par broyage. Les fibres de lin contenues dans les tiges doivent pouvoir être extraites sans être emmêlées. Au contraire, elles doivent être constamment ajustées, égalisées, ordonnées, lissées. Les fibres obtenues se classent en deux catégories : la fibre longue qui sera utilisée dans la fabrication de la toile de lin et la fibre courte, aussi nommé étoupe, qui sera utilisée dans de tout autres domaines, principalement pour réaliser des étanchéités. A la fin de la teille, les fibres longues sont triées en lots homogènes.

Les étapes suivantes sont particulièrement dédiées au secteur du textile, à commencer par le peignage. C’est une première opération de filature au cours de laquelle la fibre est parallélisée, calibrée et étirée sous forme de rubans prêts à être filés lors de l’étape suivante, la filature en elle-même. La filature se décompose en différentes étapes qui permettent de transformer les fibres en fil. A partir de ce fil, on va enfin pouvoir procéder au tissage, c'est-à-dire à la fabrication du tissu ou de la toile de lin en faisant s’entrecroiser fil de chaine et fil de trame. La toute dernière étape de cette odyssée qui va de la plante au textile se nomme l’ennoblissement. Il s’agit cette fois de blanchir, de teinter, d’imprimer ou d’apprêter le tissu.

Il est à noter que c’est à un Français, l’ingénieur mécanicien Philippe de Girard, que nous devons d’avoir inventé la filature mécanique du lin. Il déposera un premier brevet pour sa machine à filer le lin le 18 juillet 1810.

 

Avantages et inconvénients du lin

 

Les avantages offerts par le lin sont nombreux.

Premièrement d’un point de vue écologique. Le lin est une fibre naturelle issue d’une plante dont la transformation en fil nécessite l’utilisation de procédés naturels et non chimiques. De plus, le lin est principalement cultivé et transformé dans les pays d’Europe de l’Ouest tels que la France, la Belgique et les Pays-Bas, ces trois pays représentant à eux seuls plus de 80% de la production mondiale. La France est quant à elle le premier producteur européen et mondial en matière de tonnage avec une forte productivité. Son bilan carbone est donc faible. Employer de la toile de lin dans la confection de vêtements c’est donc défendre un savoir-faire territorialisé où l’on fait appel à des ressources de proximité et des emplois qualifiés.

Deuxièmement d’un point de vue du confort d’utilisation. Le tissu en lin est doux et léger. C’est un tissu qui respire, qui offre une grande capacité d’absorption et qui donc, sèche très rapidement. Il est donc particulièrement approprié pour un usage dans des conditions climatiques chaudes et conviendra parfaitement aux personnes qui ont tendance à transpirer.

Troisièmement, le lin est tout à la fois élégant à l’œil et robuste. La fibre de lin est plus longue que la fibre de coton. Elle est aussi plus robuste.

Quant à l’inconvénient principal du lin, pour ne pas dire unique, il tient en un mot : il se froisse facilement. Mais, d’une part, il suffit d’un coup de fer pour le défroisser et surtout, d’autre part, il n’est pas même besoin de la faire puisque l’on parle pour le lin et pour le lin seulement, d’un froissage noble, puisqu’il est convenu et convenable de la porter ainsi !

 

Le lin et la mode

 

Durant des siècles le lin fut, en Europe, beaucoup utilisé dans la confection de vêtements. Cette quasi-hégémonie sera ébranlée à la fin du XIXe siècle, lorsque la toile de coton prendra une place de plus en plus importante dans l’industrie vestimentaire. Le déclin se poursuit au cours du XXe siècle avec l’arrivée sur le marché des textiles synthétique. Si bien que la toile de lin n’est presque plus employée que dans la conception du linge de maison. Mais les années 1960 et le vent de changement qui y souffle remettront bientôt le lin et d’autres textiles naturels comme la toile de chanvre, au goût du jour. Plus saines, plus naturelles, la jeunesse s’empare de ces matières comme d’un emblème. Les grands couturiers suivent qui aiment à travailler le lin, comme Jean-Charles de Castelbajac ou Paco Rabanne. Depuis ce jour, le lin n’a jamais plus disparu de nos garde-robes et vestiaires. Aujourd’hui même il revient en force, modernisé par de nouveaux traitements, égaillé par des coloris chatoyants, ennobli par des associations de matières.

 

La chemise en lin

 

La toile de lin est donc souvent utilisée dans la confection vestimentaire. Et tout particulièrement dans la confection de chemises. La chemise en lin est, depuis les années 1960, présent dans bon nombre de garde-robe masculine. Et cela n’est pas un hasard. En effet, la chemise en lin est une alternative de choix pour qui désir s’habiller avec décontraction, mais non sans élégance. En effet, si la chemise en lin est moins formelle que la traditionnelle chemise en coton, elle demeure très distinguée. Elle incarne un style bien particulier, une manière de concevoir l’élégance avec quelque chose d’informelle et d’estivale. Estivale parce que la chemise en lin est légère, parce qu’elle se porte aussi bien sur un pantalon de toile que sur un bermuda, qu’elle est souvent surmontée d’un col mou que l’on porte donc ouvert et sans cravate évidemment, et qu’elle peut se également se porter manches retroussées sans nullement perdre de son élégance.

Si vous souhaitez adopter un look casual, ChemiseWeb.com vous propose de faire votre choix dans une large gamme de chemises en lin disponibles en coupe droite ou en coupe cintrée, mais aussi de chemises en lin à manches courtes et de chemisette en lin grande taille. Toutes nos chemises en lin sont façonnées dans un tissu haut de gamme ayant subi un traitement « stonewash ». Ce traitement permet d’assouplir la toile de lin, de lui donner un toucher doux et de lui conférer un aspect très légèrement patiné.

 

 

 

 

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